La Daronne de Hannelore Cayre

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Voilà comment on se retrouve à 27 ans avec un nouveau né et une fille de 2 ans.  Seule sans revenu, sans toit sur la tête car il n’aura pas fallu un mois pour que nous soyons chassé de notre bel appartement rue Renoir vue sur Seine et notre joli mobilier soit vendu.

Réalité ou fiction !? Mais quelle lecture !!! J’ai vraiment eu l’impression d’être dans une sitcom tout me paraissait gros et – peut-être – réel.  Peut-être que dans notre monde, une jeune femme née dans un certain confort, ayant eu un mari amant.  Mort prématurément, a laissé derrière lui femme et enfants.  Une jeune veuve qui va passer du 16eme à la banlieue.  Qui ne pourra réussir à se maintenir la tête hors de l’eau par la grâce de son boulot d’interprète judiciaire.  Jusqu’au jour où elle va devoir travailler sur l’affaire d’Hafid.  La petite traductrice, va à la suite d’une aide cruciale, endosser le rôle de dealeuse, ou de « Daronne ».

Comme dis précédemment, cette lecture m’a captivé du début à la fin.  Ce que j’ai vraiment apprécié dans le rôle de Patience, c’est son côté lucide et pragmatique.  Elle ne se complique pas la vie et il faut dire qu’elle a un avantage sur ses actions, car elle accompli les traductions des appels téléphonique de son fournisseur (in)volontaire et de ces petites mains, et donc ce qui pourrait la mettre est défaut est directement deleté.  Dans le cas contraire on brode et on attend de voir.  Même si tout pourrait paraitre facile pour Patience, et pourtant on ressent une certaine crainte… Se faire arrêter avec 20kg, jusqu’à preuve du contraire cela équivaut à un long séjour derrière les barreaux !

Mais pour savourer comme il se doit cette lecture, quoi de mieux qu’une lectrice tellement imprégnée dans son travail que la ramification de mes neurones n’a pas tenu le coup.  1ere lecture d’Isabelle et surtout première lecture de celle-ci pour l’Éditeur

et il est clair que son interprétation n’est pas passé inaperçu.  Je sors conquise.  Ses différents jeux de rôle étaient agréables.  Pas de vulgarisation lorsqu’elle joue le rôle du petit dealer du quartier.  Ils en étaient même touchant.  Comme le texte dégage un peu d’humour, on ressent le laisser-aller de la lectrice « on ne vit qu’une fois … On y va et qui vivra verra ».  Ah oui, cette lecture audio était un vrai plaisir.

Pour conclure … Procurez-vous cette lecture qui mérite son prix littéraire et je dirais même qui mérite une bonne adaptation cinématographique ! A vos écouteurs 😊

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En composant mes liasses, je suis tombée sur un billet de 200 euro qui s’était glissé parmi ceux que m’avait donné Scotch en général les billets étaient des petites coupures de 5 sur lesquels on lisait des messages écrit à la main dans toutes les langues du genre :  l’argent est roi, la dette souveraine, le peuple déchu, politicos banqueros, una disgraca por la nation, au nom de la loi je vous endette.  De jeunes utopistes rêvant de gripper la machine y apposer leur marque avant de les relâcher dans la masse monétaire comme autant de grain de sable.

Je tiens encore à remercier l’Éditeur et plus particulièrement Pauline et Auriane pour l’envoi de ce Service-Presse

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